
Des femmes leaders communautaires œuvrant dans des organisations à Butembo Vuhovi, Magina, Njiapanda, Kyondo , Vuyinga et dans d’autres entités des territoires de Beni et Lubero se disent déterminées à intensifier la sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive, l’hygiène menstruelle et accompagner favorablement les victimes de Violences Basées sur le Genre, VBG. Elles l’ont certifié à l’occasion d’une séance de formation et d’évaluation du projet implémenté par l’organisation Femmes Juristes pour la Défense des Droits de la Femme et de l’Enfant, FJDF, ce jeudi 18 décembre 2025.
Cette rencontre a eu pour cadre l’une des salles de réunion du Restaurant Holiday Park à Butembo. Se confiant au micro de voter reporter, les femmes leaders ont indiqué que les difficultés liées à la compréhension des droits des femmes en matière de la santé sexuelle et reproductive demeurent encore un défi dans nombreuses communautés.
Ces points focaux ont renchérit que les femmes continuent à faire face aux multiples actes de violences Basées sur le Genre dans différents contextes sociaux.

Pour ce faire, elles s’investissent avec constance dans la sensibilisation de différentes couches sociales sur les droits de la femme, la prise en charge psychologique des victimes des VBG, la santé sexuelle et reproductive et l’hygiène menstruelle et d’autres notions dans leurs milieux respectifs.
«Dans cette formation, nous sommes déjà bien formées, nous les femmes, concernant les droits de la femme. Il a été souligné que la femme a beaucoup de droits. Notamment, les droits à la santé, droits à la vie, droits à la sécurité. Mais nombreuses femmes subissent encore de violences. Nous femmes, il faut qu’on puisse chaque fois dénoncer ces pratiques auprès des juristes. Les femmes juristes sont surtout bien situées de nous aider et nous orienter jusqu’à obtenir notre droit », réagit une participante.
«On vient de nous apprendre beaucoup de choses concernant la santé, les VBG, concernant la prise en charge psychologique des victimes des violences. De tous ces faits, nous avons beaucoup bénéficié. A Njiapanda-Manguredjipa, nous avons plusieurs violences physiques, des violences psychologiques, nous avons aussi bénéficié des notions sur de la santé sexuelle de reproduction. Certains disent que cette reproduction cause beaucoup de conséquences. Alors, comme on vient de nous renforcer, nous allons vraiment parler à la population et aux femmes pour qu’elles puissent bien comprendre. C’est par manque d’informations que les gens interprètent mal la santé sexuelle de reproduction », s’engage une femme leader.
Dans un entretien avec Radio Elimu, La Voix de l’UOR, Maître SOKI BAKWANAMAHA Marie-Desange, Chargée de la mobilisation communautaire au sein de l’Organisation Femmes Juristes pour les Droits de la Femme et de l’Enfant, FJDF, a fait savoir que cette séance du projet consistait à échanger avec les experts au tour des questions liées à la santé sexuelle, l’hygiène menstruelle, les droits et l’accompagnement des victimes.
Pour elle, il était important de sélectionner les femmes leaders afin de lutter contre les violences faites aux femmes dans la zone.
« La formation d’aujourd’hui a concerné les points focaux. Elle est la dernière formation parmi les formations que nous avons tenues au courant de l’année. La formation s’est déroulée sous forme de panel. Il y a des questions qui ont cadré avec le médical, le juridique, le psychologique et la santé. Nous avons sélectionné les femmes leaders venues de différentes zones puisque les Violences Basées sur le Genre sont un fléau qui touche toutes les couches de la population. Pour nous, les femmes juristes, l’ADDF, FEPSI et Etoile du SUD nous ne sommes pas à mesure d’aller partout dans les entités. Nous avons sélectionné ces femmes pour qu’elles puissent aussi aider à lutter contre les Violences Basées sur le Genre au sein de leurs milieux respectifs. Exactement, cette séance est un plus, puisque nous avons eu des questions courantes que nous traversons chaque jour. Alors, nous avons eu des éclaircissements étant donné qu’il y avait des experts. Les participants ont été actifs. Nous sommes vraiment satisfaites de leur participation », apprécie Maître SOKI BAKWANAMAHA Marie-Desange.

Notons qu’au cours de cette séance de renforcement de capacités, le Docteur MUMBERE MAHAMBA Muyisa, Médecin traitant au sein du Centre Hospitalier Femmes Engagées pour Promotion de la Santé Intégrale, FEPSI a exposé sur la santé sexuelle et reproductive, l’hygiène menstruelle.
Bien plus, KASEREKA MBOHO Demande, psychologue attaché à l’Association pour la Défense des Droits de la Femme a, pour sa part traité sur la prise en charge psychosociale de victimes des Violences Basées sur le Genre.
En outre, Maître Maggy PANZA et SOKI BAKWANAMAHA Marie-Desange de l’organisation Femmes Juristes pour les Droits de la Femme et de l’Enfant, FJDF ont respectivement présenté sur les droits de la femme et les Violences Basées sur le Genre, VBG.
Enfin, KIZITO Billy de l’organisation Etoile du Sud a exposé sur le droit à la santé et les déterminants sociaux.
Cette activité rentre dans le cadre du projet : « Santé intégrale, réparation et consolidation de la paix ».