BUTEMBO : La FJDF met en garde des partenaires qui publient  la nudité de leurs compagnes  après une rupture amoureuse

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A l’occasion de la journée internationale dédiée à la lutte contre les violences à l’égard de la femme, l’Organisation Femmes Juristes pour les Droits de la Femme et de l’Enfant (FJDF) donne un message condamnant l’humiliation de la femme à travers les canaux du numérique.

Nous vous en proposons l’intégralité de ce message rendu public ce mercredi 25 novembre 2025 à l’occasion de cette journée.

JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES A l’ EGARD DE LA FEMME

Le numérique : outil de communication ou une arme contre la dignité de la femme ?

 Conçu à l’origine  pour faciliter la communication, le numérique est devenu aujourd’hui, dans bien des cas , un puissant moyen d’humiliation , de contrôle  et des violences à l’égard des femmes. De plus en plus, des femmes sont victimes des violences  générées  à travers  le numérique. Chaque jour  sur les réseaux sociaux il est rare de manquer  sur le répertoire  des messages véhiculés  ceux qui  présentent  des contenus   dégradants et humiliants sous forme d’images, écrits, paroles ;…  à l’endroit de la femme.  

 Il est de plus en plus courant de voir  des partenaires publier  la nudité de leurs compagnes  après une rupture amoureuse  comme acte de vengeance. Certaines femmes sont chantées  ou contraintes  de verser de l’argent pour éviter la diffusion d’images intimes. D’autres encore sont photographiées dans leur intimité  et exposées  aux médias sans leur consultation. Elle est approchée  dans le cadre de harcèlement et sommée de payer une somme d’argent  à défaut de quoi    toutes ses images  prises en  intimité seront  mises  à nu. Certaines faits  sont dénaturés  pour attribuer  un visage  manipulée par l’intelligence artificielle  soit même  des réalités  surtout  dans les cas d’adultère ;la femme est interrogée  devant une camera du téléphone   avec la complicité de son époux ; celle-ci , parfois déshabillée  doit expliquer  le mobile qui l’aurait amenée à  plonger  dans l’adultère devant une foule qui se moque d’elle  puis exposée publiquement.

Plus grave encore, certains ont créé des groupes ou réseaux numériques exclusivement dédiés à la diffusion de contenu humiliants visant les femmes, notamment leur nudité ou leur intimité.

Par jalousie ou vengeance personnelle, d’autres n’hésitent pas à fabriquer des fausses accusations ou manipuler à tort  les propos pour porter atteinte à la réputation des femmes. Le thème choisi à l’occasion  de la campagne de 16 jours d’activisme de lutte contre les violences à l’égard des femmes  est intitulé : « Tous unis pour mettre fin à la violence numérique  contre les femmes et les jeunes filles ».

Les femmes des toutes catégories sont dans les viseurs : mariées, célibataires, veuves, divorcées, fiancées, jeunes filles, élèves, fonctionnaires, ménagères, sans emplois etc.

Face à ces nouvelles formes des violences numériques, la loi congolaise a évolué : l’ordonnance- loi n° 23/023 du 11 septembre 2023 modifiant le code pénal, prévoit désormais des sanctions claires  contre les violences basées sur le genre à travers les réseaux de communication et d’information  en les punissant de servitude pénale  principale  de 3 à 5 ans et d’une amende de 5 à 10 millions des francs congolais. En cas de récidive l’auteur est puni de 5 à 10 ans.

Ce progrès juridique ne suffit pas  malgré l’adage « nul n’est censé ignorer la loi ».

Une grande mobilisation doit  être faite   par les hommes et les femmes  pour combattre ce phénomène qui ronge la communauté  qui a laissé plusieurs  victimes. Cette dynamique ne vient pas créer  un monde des femmes à part mais un monde des femmes et des hommes  qui militent ensemble pour la dignité de la femme.

Cellule de Communication FJDF

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